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	<title>Absolute Zone</title>
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	<description>La zone des chroniques pop culturelles</description>
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		<title>Freak Angels T5 &amp; T6</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 12:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enfin. Enfin Warren Ellis et Le Lombard livrent la conclusion de Freak Angels. Une saga dont nous avons parlé depuis le début, avec la chronique des deux premiers tomes, ainsi que celle des deux suivants. Une série de qualité, à la fois sobre et impressionnante, intelligent dans son écriture et magnifique dans ses dessins. Mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Enfin. Enfin <strong>Warren Ellis</strong> et <strong>Le Lombard</strong> livrent la conclusion de <em><strong>Freak Angels</strong></em>. Une saga dont nous avons parlé depuis le début, avec la chronique des <a href="http://absolute-zone.com/2011/02/19/freak-angels/">deux premiers tomes</a>, ainsi que <a href="http://absolute-zone.com/2011/06/23/freak-angels-t3-t4/">celle des deux suivants</a>. Une série de qualité, à la fois sobre et impressionnante, intelligent dans son écriture et magnifique dans ses dessins. Mais comme pour tout, le plus important, c&#8217;est la chute.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9554" title="fa6" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/fa6-658x1024.jpg" alt="" width="400" height="621" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Scénario de Warren Ellis. Dessins de Paul Duffield. Édité par Avatar Press, publié en français par Le Lombard. Série complète en 6 tomes, 16€00/tome.</em><br />
<em>A Whitechapel, la situation est en train de totalement déraper pour les Freak Angels. Mark a été exclu de leur groupe, il y a maintenant quelques mois, et alors qu&#8217;il était conduit aux limites de la ville, Karl et Kirk l&#8217;ont tué. C&#8217;est en tout cas ce qu&#8217;ils ont cru, car ce dernier a mystérieusement survécu et il est aujourd&#8217;hui de retour pour semer le trouble. Ce n&#8217;est pas tout : Luke a commis l&#8217;irréparable en abusant d&#8217;une femme grâce à son pouvoir. Ceci est absolument contraire aux règles et tous se retournent contre lui. Jack n&#8217;hésite pas à lui tirer une balle en pleine tête. Alors que quasiment tous les Freak Angels sont à l&#8217;infirmerie de Miki, Luke fait irruption. Lui qui était mort, évoque cette expérience et confie aux autres qu&#8217;ils ne peuvent pas mourir. L&#8217;autre nouvelle est que ses pouvoirs ont gagné en puissance. Arcady confirme les dires de Luke : elle a fait une overdose à l&#8217;adolescence et depuis, elle est plus forte que bon nombre d&#8217;entre eux. Si tous sont étonnés d&#8217;apprendre ces nouvelles, les dissensions internes sont de plus en plus grandes chez les Freak Angels&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9644" title="Freak2" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/Freak2.jpg" alt="" width="400" height="644" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et quelle chute. Oh oui. Quelle chute.<br />
Les tomes 5 et 6 se construisent tous les deux comme une réelle conclusion à cette saga. En effet, après, les moults rebondissements du dernier tome (qui sonnait comme une succession de cliffhanger, comme une fin de saison), le tome 5 reprend tous ses éléments laissés en suspend, les exploite afin de relancer l’intrigue sur quelque chose de bien diffèrent que cette lutte et discorde entre les personnages. <strong>Warren Ellis</strong> l’est écrit toujours avec autant de brio, chacun étant clairement identifiable, et dont toutes les intrigues s’entremêlent avec une aisance déconcertante. Mais cette fois-ci, Ellis va développer de nouvelles thématiques, qui questionne son propre univers, ses propres créations et, ce qui aurait pu être très problématique et qui devient finalement un excellent tremplin scénaristique; les limites de son concept et le pourquoi de la présence des <em><strong>Freak Angels</strong></em>. Avec une habileté qui lui est propre, Ellis arrive creuse les raisons de la présence des ses êtres surnaturels, l’origine de leurs pouvoirs leurs limites, sans s&#8217;encombrer de questions gênantes et auxquelles il n’a pas les réponses tout en évitant le manque d’explications. Ellis recoupe alors tous les éléments posés ça et là, créant une cohérence de récit assez dingue, dans un final magnifique. Le scénariste touche au sublime à plusieurs moments, notamment lors d’un passage onirique hallucinant et halluciné (5ème tome) ou d’une longue scène de dialogue entre tous ce beau monde, qui est un modèle de découpage et d&#8217;écriture. Si le précédents tomes étaient excellents, cette conclusion lui donne une tout autre dimension.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réussite qui vient autant du scénariste que du dessinateur. <strong>Paul Duffield</strong>, qui avait montré son talent sans faire de grosses vagues, explose réellement dans ses deux tomes. L&#8217;artiste, répétant un système de mise en page qui découpe la planche en 4 cases, ou moins, laisse une grande place au rythme des dialogues d’Ellis, et lui permet de livrer quelques grandes cases magnifiques. Mais là où l&#8217;artiste se révèle, c&#8217;est dans sa représentation des rêves et autres passages oniriques, qui donne tout son intérêt à ses scènes, grâce à un jeu de couleurs, de dégradé qui jure avec le ton graphique du reste et qui donne une vraie sensation d&#8217;hallucination. C&#8217;est également dans son final que Duffield va enfoncer le clou déjà bien profond, grâce à un découpage très efficaces, qui laisse beaucoup de place aux dessins, sublimant par cela cette conclusion (désolé de ne pas être plus précis sur cette conclusion, autant éviter au maximum les spoilers).</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-9645" title="Tome5" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/Tome51.jpg" alt="" width="400" height="610" /></p>
<p style="text-align: justify;">On ne pouvait clairement pas rêver mieux pour le final de cette série qui se révèle être l‘une des meilleures production du scénariste anglais depuis <a href="http://absolute-zone.com/2009/06/03/nextwave-agents-de-la-h-a-i-n-e/"><strong>Nextwave</strong></a>. Des personnages forts, des thématiques excellemment bien développés et la découverte d’un futur grand artiste. Complète en 6 tomes, <em><strong>Freak Angels</strong></em> est clairement une série à ne pas manquer, et pour laquelle on peut remercier <em><strong>Le Lombard</strong></em> de l’avoir proposé en France dans des éditions de qualités. Un must-reed!</p>
<p style="text-align: right;">Freak Bigor</p>
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		<title>Les internets &amp; le 65ème festival de Cannes</title>
		<link>http://absolute-zone.com/2012/05/20/les-internets-le-65eme-festival-de-cannes/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 19:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous le savez surement, mais se déroule en ce moment même, dans une petite ville du sud de la France, un festival de Cinéma assez confidentiel qui fête sa 65ème édition. Quelques (milliers de) journalistes/blogueurs/festivaliers y sont présents, afin de découvrir les films en compétitions (et se mettre misère dans des soirées). Ainsi, pour rendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous le savez surement, mais se déroule en ce moment même, dans une petite ville du sud de la France, un festival de Cinéma assez confidentiel qui fête sa 65ème édition. Quelques (milliers de) journalistes/blogueurs/festivaliers y sont présents, afin de découvrir les films en compétitions (et se mettre misère dans des soirées). Ainsi, pour rendre compte de leurs avis et expériences<em><strong style="text-align: justify;"></strong></em>, beaucoup de journalistes et blogueurs s&#8217;expriment sur la toile, que ce soit par la caméra que par le clavier. Voici une petite sélection de ce qui faut lire/regarder pour vivre le festival de Cannes depuis votre computer.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9631" title="Festival-de-Cannes-2012-Affiche-Marilyn-Monroe" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/Festival-de-Cannes-2012-Affiche-Marilyn-Monroe-750x1024.jpg" alt="" width="400" height="545" /></p>
<p style="text-align: justify;">On commence par THE émission à ne pas rater. La meilleur, the best of the best. Il s&#8217;agit de <em><strong>Cannes Inside</strong></em>, concept proposé par <a href="http://twitter.com/HenryMichel"><strong>Henry Michel</strong></a> et l&#8217;équipe de <a href="http://vodkaster.com/"><strong>Vodkaster</strong></a>. L&#8217;idée est simple: réunir les flux Twitter de 35 festivaliers, tous venus pour différents buts (des journalistes/blogueurs qui viennent voir les films aux producteurs/réalisateurs qui viennent bosser, en passant par des fêtards&#8230;), sur une seule et même plate-forme, <a href="http://www.cannesinside.com">cannesinside.com</a>, afin de couvrir sous tous les angles le festival.<br />
En plus de cela, est proposée la quotidienne de Cannes Inside, présentée par Henry Michel, qui revient sur les tweets les plus marquants et interroge, chaque jour, des &laquo;&nbsp;Insiders&nbsp;&raquo; sur les films en compétition. Existant depuis l&#8217;année dernière, cette quotidienne est, cette année, diffusée sur <strong>Arte</strong> et, bien évidement, sur les internet. L&#8217;intérêt de <em><strong>Cannes Inside</strong></em>, et la raison pour laquelle c&#8217;est le rendez-vous à ne pas manquer, est que l&#8217;émission couvre le festival sous toutes ses coutures, apportant regards décalés et légerté (grâce à la maestria d&#8217;Henry Michel devant la caméra) ainsi que de vrais avis sur les films en compétition officielle, ce qui devient de plus en plus rare dans les émissions qui couvrent le festival.<br />
Voici la bande annonce, vous pouvez retrouvez toutes les quotidiennes en <a href="http://www.vodkaster.com/cannesinside/emission">cliquant ici</a>, ainsi que suivre <a href="http://twitter.com/CannesInside">Cannes Inside sur twitter</a>.</p>
<p><iframe style="border: 0pt none;" src="http://www.arte.tv/embed/?cat=81" frameborder="0" scrolling="no" width="640" height="360"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre site à suivre durant le festival est <a href="http://allocine.fr"><em><strong>Allociné</strong></em></a>. Bon, pour être honnête, c&#8217;est totalement du copinage. Mais c&#8217;est sur ce site que <a href="http://twitter.com/foxhouet"><strong>Jean Victor</strong></a> (parait qu&#8217;il a crée <em>Absolute Zone</em>, mais bon, personne s&#8217;en souvient) y raconte son aventure cannoise. Il y est accompagné de <a href="http://twitter.com/Silence_Action "><strong>Dom</strong></a>, de <a href="http://www.silence-action.com">Silence Action</a>, ainsi que de <strong>Hugo</strong>, photographe. Ils écrivent chaque jours des compte-rendus des journées, revenant sur des films en compétition officielle, ainsi que d&#8217;autres films projetés à côté. Et vous allez voir comme c&#8217;est dingue les internets parce que, si vous cliquer juste <a href="http://www.allocine.fr/recherche/10/?q=[Cannes+ON+AIR]">ici</a> (mais attention par<a href="thekickback.com/rickroll/rickroll.php" class="broken_link"> là</a>) vous allez retrouver toutes leurs chroniques. C&#8217;est fou nan ?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9632" title="385740_10151265683207787_511087786_9484828_1500094289_n" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/385740_10151265683207787_511087786_9484828_1500094289_n.jpg" alt="" width="550" height="309" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le troisième rendez-vous avec Cannes, il est donné par <a href="http://www.maximemusqua.com/"><em><strong>Maxime Musqua</strong></em></a> pour le site <a href="http://www.madmoizelle.com"><strong>madmoiZelle</strong>.com</a>. Ceux qui connaissent le vidéaste imaginent déjà les conneries qu&#8217;il doit y faire, pour les autres, l&#8217;homme arpente les rues de Cannes en essayant de gruger tout ce qu&#8217;il peut (soirée, rendez-vous avec des personnalités&#8230;) pour ramener des images insolites. Il avait déjà fait ce genre de vidéos <a href="http://www.dailymotion.com/video/x7ebvr_les-chroniques-de-la-grosse-pomme-e_travel">à New York</a>, il continue <a href="http://www.youtube.com/watch?v=gHpEMnmWdXc&amp;feature=plcp">à Paris</a> et profite du <em><strong>festival de Cannes</strong></em> pour s&#8217;y donner à cœur joie. Vous pouvez retrouvez le premier épisode de ses péripéties cannoises juste en dessous.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://absolute-zone.com/2012/05/20/les-internets-le-65eme-festival-de-cannes/"><img src="http://img.youtube.com/vi/LYN8s9GGwrE/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;">Si <em><strong>le festival de Cannes</strong></em> est un évènement cinéma, il ne faut pas se cacher que, comme à peu près tous les ans, c&#8217;est surtout un nid à stars et à soirées dont les médias un peu racoleurs raffolent pour ramener des images croustillantes. Et quand on voit <strong>Le Grand Journal</strong> (fuyez mes braves) ou d&#8217;autres émissions traiter du sujet, ça fait sacrément peur (et un peu honte)&#8230; Heureusement qu&#8217;il y a les internets pour parler cinéma, sans ignorer cet aspect de festival qui en fait son succès.</p>
<p style="text-align: right;">And the &laquo;&nbsp;Prix de la mise en scène&nbsp;&raquo; goes to&#8230; Antoine Bigor !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Cœur de Pirate &#8211; Blonde</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 00:57:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Après un premier album un peu enfantin, aux sonorités de douces balades et de comptines, Béatrice Martin, alias Cœur de Pirate revient sur scène avec un album plus travaillé, plus mature et plus complet. Du blues, du jazz, de la country et surtout du rock, des balades toujours mais aussi des morceaux plus bruyants et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après un premier album un peu enfantin, aux sonorités de douces balades et de comptines, Béatrice Martin, alias Cœur de Pirate revient sur scène avec un album plus travaillé, plus mature et plus complet. Du blues, du jazz, de la country et surtout du rock, des balades toujours mais aussi des morceaux plus bruyants et plus fort. Une véritable petite pépite venue d&#8217;ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9622" title="Blonde_Digipack_VÄ2.indd" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/893085894-1-1024x927.jpg" alt="" width="500" height="452" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelques années, on découvrait avec stupeur un petit bout de femme, blonde, couverte de tatouages. Et une voix, douce, qui chantait la balade Comme des enfants, que tout le monde connait par cœur encore aujourd&#8217;hui. Originaire de Montréal, Cœur de Pirate a depuis fait un bon morceau de chemin, et viens d&#8217;achever une tournée par un concert exceptionnel au Zénith de Paris.  L&#8217;occasion de découvrir une nouvelle facette de son album, et la présence émouvante de cette jeune femme droite sur scène, enceinte de 6 mois, à faire des blagues avec ses musiciens entre deux chansons.</p>
<p style="text-align: justify;">A la première écoute, l&#8217;album Blonde rappelle par ses sonorités le premier disque éponyme de Cœur de Pirate. Avec un petit quelque chose en plus. La jeune fille s&#8217;est muée en femme, ses textes et sa voix ont gagné en maturité et ses chansons me touchent plus (personnellement parlant bien sur). Entre chansons d&#8217;amour envers ses proches et envers les villes qui font partie de sa vie (de Paris à Montréal), on découvre quelques pépites rock ou jazz, des notes de blues ou même de la country. Un curieux mélange qui sonne en définitive particulièrement bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, comme pour beaucoup d&#8217;artistes, on ne prend la pleine conscience des qualités réelles d&#8217;un album qu&#8217;en live. Grâce à Barclay, j&#8217;ai pu assister au dernier concert de la demoiselle avant son congé maternité. Et alors qu’on pourrait penser que la voix de Béatrice Martin est douce et délicate, on la découvre puissante. Derrière son piano, accompagnée d&#8217;une guitare ou de violons, le jeune chanteuse donne un tout nouvel aspect à sa musique. Un album à écouter et à réécouter, surtout si vous avez besoin d&#8217;une petite touche de douceur dans ce monde de brutes !</p>
<p style="text-align: right;">Cœur de Loun</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Fairy Quest T1 &#8211; Les hors-la-loi</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 16:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette année, Glénat a définitivement mis le pied dans l&#8217;édition de comics en France. Après le lancement de sa collection Glénat Comics (dont l&#8217;on a parlé en détails ici même), c&#8217;est une autre bande dessinée américaine qui est publié par l&#8217;éditeur: Fairy Quest, de Paul Jenkins et Humberto Ramos. Une œuvre dans laquelle l&#8217;éditeur croit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette année, <strong>Glénat</strong> a définitivement mis le pied dans l&#8217;édition de comics en France. Après le lancement de sa collection <strong>Glénat Comics</strong> (<a href="http://absolute-zone.com/2012/04/18/glenat-comics-wolf-man-ignition-city-n-anna-mercury/">dont l&#8217;on a parlé en détails ici même</a>), c&#8217;est une autre bande dessinée américaine qui est publié par l&#8217;éditeur: <em><strong>Fairy Quest</strong></em>, de <em>Paul Jenkins</em> et <em>Humberto Ramos</em>. Une œuvre dans laquelle l&#8217;éditeur croit à fond puisqu&#8217;elle n&#8217;est pas publié sous la label Comics, ni même <em>Drugstore</em> (où il était prévu) mais directement chez Glénat dans un grand format. Une confiance mérité ?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9526" title="fairy-quest-bd-volume-1-simple-39175" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/fairy-quest-bd-volume-1-simple-39175-724x1024.jpg" alt="" width="400" height="564" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Scénario de Paul Jenkins. Dessins de Humberto Ramos. Publié en français par Glénat Comics. 13,90€, sortie le 15 Mai 2012.</em><br />
<em>Dans l&#8217;univers de Fairy Quest, le monde des fées et des contes pour enfants est huilé comme une horloge suisse. Tout est définitivement écrit, et il ne faut jamais sortir de l&#8217;histoire. Mais que se passe-t-il quand Le Petit Chapeau Rouge, épuisé(e) de réinterpréter chaque jour la même histoire, d&#8217;arpenter de façon répétitive la même route et le même chemin, de déclamer perpétuellement les mêmes discours, décide avec son complice le Loup de sortir des sentiers battus et de s&#8217;émanciper du scénario ? Et pourront-ils vraiment devenir libres, alors que l&#8217;infâme monsieur Grimm lance ses hommes de main à leurs trousses ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le concept et l’un des intérêts de <em><strong>Fairy Quest</strong></em> est de jouer avec les connaissances et les repères du lecteurs. Un petit peu à l’instar de <em>Fables</em>, l’histoire reprend plusieurs personnages de contes, qui reproduisent chaque jour une même histoire, dont ils se lassent au fil du temps. Ainsi, à partir de personnages que l’on connait, <strong>Paul Jenkins</strong> va prendre un angle diffèrent pour modeler ses personnages à son grès afin de raconter son histoire, tout en respectant les bases posés par Grimm. Tiens, en parlant de lui, le personnage est le tyran de ce monde, forçant les gens à refaire le même scénario. La métaphore autours de sa présence est évidente mais rigolote et assez intelligente. Le scénariste arrive, avec une aisance déconcertante, à nous faire rentrer dans ce monde dont l’on croit connaitre les codes et dont on va découvrir une tout autre vérité. En nous faisant baigner dans un monde que l’on croit connaitre, Jenkins se joue du lecteur en changeant tel ou tel aspect des contes originels pour créer le décalage. Une sorte d’analyse de ce genre de compte, assez superficiel, mais plutôt intelligente et ludique.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqulsv?foreground=%23E3E3E3&amp;highlight=%23990B14&amp;background=%23000000" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>Si l’écriture de Jenkins est assez maligne, elle ne repose pas uniquement sur les acquis du lecteur, mais aussi sur la structure du tome et son rythme. En effet, si le scénariste puise des comptes déjà existants, il se créer le sien en reprenant une structure très classique, mais qui a fait ses preuves, en dosant parfaitement l’action et les dialogues, magnifiquement écrits donnant des échanges savoureux entre différents personnages. Tout le talent de <strong>Paul Jenkins</strong> ici est d’à la fois écrire une œuvre intelligente, qui joue avec ce dont elle s’inspire, dont un lecteur attentif captera toutes les subtilités, ainsi que le début d’une vraie aventure, assez épique sans être complètement renversante, plaisant à la fois aux petits et aux grands.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de Jenkins est tout ce qu’il y a de plus efficace, mais la plus grande force de Fairy Quest est sa partie graphique, d’un <strong>Humberto Ramos</strong> au top de sa forme. L’artiste mexicain, qui n’a plus besoin de prouver son talent, l’ayant déjà fait avec ses épisodes de <em>X-Men</em>, ou de <em>Spider-Man</em>, qu’ils soient écrits par Jenkins ou <em>Dan Slott</em>, livre ici des planches parmi les plus sublimes qu’il a réalisé. L’artiste, aidé par <strong>Leonardo Olea</strong> aux dessins, re-visitent avec astuce l’imagerie que nous nous faisons des contes, permettant de mélanger plusieurs univers/conte avec cohérence. Ils offrent un univers graphique éblouissant, avec un chara-design très enfantin et innocent, qui contraste avec la situation dans laquelle ils sont enfermés, permettant une ambiance hybride, où le merveilleux côtoie le triste. Ramos joue même avec son style, entre quelques passages de pur conte et le reste de l’histoire. Son découpage est des plus fluides et agréables, offrant une cinquantaine de pages que l’on dévore très vite, et qui sont un régal pour les yeux, encore plus grâce au grand format que<strong> Glénat</strong> propose.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9528" title="33355_pl" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/33355_pl.jpg" alt="" width="400" height="564" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fairy Quest</strong> &#8211; Les hors-la-loi est un excellent premier tome, d’une saga prévue en 4. Si la fin est un petit peu sèche (peut-être parce que tout le reste était parfait ?), il n’en reste pas moins que <strong>Fairy Quest</strong> est une magnifique BD et un très joli projet défendu en indé par Jenkins et Ramos. Un second tome devrait arriver très vite, et on ne peut qu’être impatient  de dévorer la suite. En attendant, <strong>Fairy Quest</strong> est à ne pas manquer.</p>
<p style="text-align: right;">Fairy Bigor</p>
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		<title>Au pays de la dystopie #9: Reste avec moi</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 12:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[9]]></category>
		<category><![CDATA[chronique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Jessica Warman]]></category>
		<category><![CDATA[laetitia reboulleau]]></category>
		<category><![CDATA[Loun]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, je vais vous parler d&#8217;un roman qui n&#8217;est pas à proprement parlé une dystopie, mais qui s&#8217;en approche beaucoup, et pour lequel j&#8217;ai eu un joli coup de cœur. L&#8217;histoire d&#8217;Elizabeth, une jeune fille qui va devoir, depuis l&#8217;au-delà, élucider son propre meurtre. Reste avec moi, de Jessica Warman. Elizabeth avait tout pour être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, je vais vous parler d&#8217;un roman qui n&#8217;est pas à proprement parlé une dystopie, mais qui s&#8217;en approche beaucoup, et pour lequel j&#8217;ai eu un joli coup de cœur. L&#8217;histoire d&#8217;Elizabeth, une jeune fille qui va devoir, depuis l&#8217;au-delà, élucider son propre meurtre. Reste avec moi, de Jessica Warman.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9444" title="Reste-avec-moi-de-Jessica-Warman-Territoires.-17-50_portrait_w674" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/Reste-avec-moi-de-Jessica-Warman-Territoires.-17-50_portrait_w674.jpg" alt="" width="400" height="641" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Elizabeth avait tout pour être heureuse : elle est belle, riche, a beaucoup d’amis et un petit copain beau et intelligent. Le matin de ses 18 ans, elle se réveille sur le bateau où elle a fait la fête avec ses amis. Et elle voit avec horreur un corps flotter à la surface de l’eau : le sien… Pourquoi est-elle encore là, spectatrice de sa propre mort ? Et pourquoi Alex, un garçon de son lycée mort un an plus tôt, est-il avec elle ? Elizabeth et Alex vont mener l’enquête, observer les vivants et retourner dans leurs souvenirs afin de lever le voile sur de lourds et sordides secrets.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Si la mort n&#8217;est pas franchement ce que l&#8217;on peut appeler une idée réjouissante, on a tendance à penser qu&#8217;une fois &laquo;&nbsp;de l&#8217;autre côté&nbsp;&raquo;, au moins, on serait tranquille. Mais ce n&#8217;est pas le cas d&#8217;Elizabeth. Le lendemain de son anniversaire, elle se retrouve spectatrice de l&#8217;enquête sur sa mort, un accident en apparence. Et devient le témoin involontaire de l&#8217;attitude de ses proches suite à son décès. Une situation difficile pour la jeune fille qui découvre qu&#8217;elle n&#8217;était pas aussi populaire qu&#8217;elle le croyait. Sans compter les nombreux flashbacks, qui l&#8217;envoient dans des souvenirs des plus noirs moments de sa vie, qu&#8217;elle avait oublié.</p>
<p style="text-align: justify;">De prime abord, en ouvrant se roman, je m&#8217;attendais plus ou moins à un policier pour adolescents, teinté d&#8217;une histoire d&#8217;amour à l&#8217;eau de rose. Comme quoi, il ne faut jamais se fier à la couverture d&#8217;un livre ! L&#8217;histoire est en réalité beaucoup plus sombre que je ne m&#8217;y attendais. Même si l&#8217;histoire retrace le parcours d&#8217;adolescents, on les retrouve confrontés à des problèmes que même des adultes auraient du mal à gérer. Meurtres, chantages, problèmes économiques… Le tout traité sur une toile de fond sombre, mais par moment suffisamment légère pour ne pas rendre le libre oppressant pour autant. Si je reproche tout de même à l&#8217;auteur certains rebondissements trop attendus, le suspens et le fil de l&#8217;histoire restent suffisamment prenant pour donner envie au lecteur de tourner inlassablement les pages jusqu&#8217;à la résolution.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste avec moi n&#8217;est pas une dystopie à proprement parler, donc, mais entraîne toute fois les protagonistes (et les lecteurs !) à se demander si toutes ses histoires de repos éternel n&#8217;est pas une vaste blague au final. Après tout, qui peut nous assurer qu&#8217;une fois mort, on ne se retrouve pas spectateur de la vie &#8211; sans nous &#8211; de nos proches ?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9440" title="betweennewuk" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/betweennewuk-666x1024.jpg" alt="" width="400" height="614" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bref, je recommande ce roman en particulier aux demoiselles / dames, car je pense que l&#8217;intrigue ne plaira pas forcément à ces messieurs. Mais pour faire plaisir à tout le monde, la prochaine fois on parlera cinéma avec le film Orange Mécanique !</p>
<p style="text-align: right;">Reste avec Loun</p>
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		<title>Les Seigneurs de Bagdad</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 23:10:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[9ème Art]]></category>
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		<category><![CDATA[Brian K. Vaughan]]></category>
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		<category><![CDATA[Vertigo]]></category>

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		<description><![CDATA[La lecture de Noé, la BD de Darren Aronofsky, m’a permis de découvrir un magnifique dessinateur ; Niko Henrichon. Sa rencontre lors du festival d’Angoulême n’a fait qu’appuyer mon envie de découvrir ses autres travaux. Et il faut croire que Urban Comics a entendu mes prières, puisqu’ils ont tout récemment réédité une de ses œuvres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La lecture de <a href="http://absolute-zone.com/2011/12/15/noet1/"><em>Noé</em>, la BD de <em>Darren Aronofsky</em></a>, m’a permis de découvrir un magnifique dessinateur ; <strong>Niko Henrichon</strong>. <a href="http://absolute-zone.com/2012/02/04/angouleme-2012-interview-niko-henrichon/">Sa rencontre lors du festival d’Angoulême</a> n’a fait qu’appuyer mon envie de découvrir ses autres travaux. Et il faut croire que Urban Comics a entendu mes prières, puisqu’ils ont tout récemment réédité une de ses œuvres les plus connues et les plus primées: <strong><em>Les Seigneurs de Bagdad</em></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9410" title="Seigneurs de Bagdad" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/Seigneurs-de-Bagdad-671x1024.jpg" alt="" width="400" height="609" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Scénario de Brian K. Vaughan. Dessins de Niko Henrichon. Édité par Vertigo, publié en français par Urban Comics. 15,00€, sortie le 23 Mars 2012.</em><br />
<em> Bagdad, 2003 : quatre lions emprisonnés dans le zoo, sont libérés suite à un raid aérien de l’armée américaine. Un jeune mâle dominant, deux femelles de deux âges différents et un petit lionceau vont découvrir, en errant dans la ville dévastée, que cette liberté soudaine s’avère plus dangereuse que leur ancienne prison dorée.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Si il est dessiné par <strong>Niko Henrichon</strong>, ce graphic-novel est avant tout écrit par <strong>Brian K. Vaughan</strong>, dont l’on reconnait la patte. En effet, le rapprochement de cet ouvrage et de l’une de ses autres séries Vertigo, <em>Y: Le Dernier Homme</em>, est très vite fait. L’auteur met en scène des personnages qui vont se retrouver dans une situation, semble-t-il idéale avec un maximum de liberté et livrés à eux même, qui va se révéler être un faux-espoir total. Car si l’utilisation de personnages animaux peut sembler légère et enfantine de prime abord, il n’en est rien et le scénario est d’une cruauté et d’une violence assez surprenante, jouant toujours la carte du contraste avec l&#8217;ambiance et les attentes.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9413" title="prideofbagdad" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/prideofbagdad.jpg" alt="" width="550" height="437" /></p>
<p style="text-align: justify;">La grande force de l’ouvrage est son concept et son lieu. Le choix de Bagdad comme lieu d’action prend tout son sens au fil des pages, permettant d’ajouter un mini sous-texte politique digeste et jamais lourd dans cette histoire assez touchante de lions en quête de liberté. Touchante car les personnages sont assez attachants, notamment le petit, qui découvre la vie et qui n’a jamais connue la vie en liberté, ou encore la plus vieille, très fataliste à cause de son douloureux passé. Mais si certains personnages sont assez justes, d’autres le sont un peu moins et révèlent des premières faiblesses. Le «roi» lion et sa compagne sont assez fades et très communs, plus fonctions qu’autre chose. Une faiblesse d’écriture qui va en entrainer d’autres.<br />
En effet, l’intrigue en elle-même se trouve être assez peu intéressante et bateau. Ce qui aurait pu être une grande aventure, où chacun va évoluer et porter une réflexion sur eux-même, piste abordée lors de la mise en place des enjeux, n’est en réalité que le voyage assez court (la faute au nombre de pagse et à la narration fluide d’Henrichon) d’une famille lion qui va trouver sa fin dans ce qui aurait dû être son salut. Si cette partie est effectivement bien traité, sur l&#8217;aspect terriblement douloureux de la liberté dans une ville comme Bagdad, cela est bien assez maigre pour tenir une intrigue, assez mal structuré qui plus est, ne laissant que très peu de place dans le script pour la contemplation et les pauses. Heureusement, Henrichon est là.</p>
<p style="text-align: justify;">Le très modeste canadien, quand on lui demande pourquoi il a été reconnu grâce à cette œuvre, répondait que tout était grâce à Vaughan. A tort. En effet, l’un des points fort de ce graphic-novel est sa partie graphique, à la fois magnifique dans sa narration fluide et pourtant non linéaire avec une mise en page des plus variés, et dans son style. L’artiste possède un style que l’on peut de suite rapproché avec le charadesign du dessin animé <em>Le Roi Lion</em>, rajoutant encore plus d’impact à la violence fait aux personnages. Des dessins magnifiques qui prennent encore plus d’ampleur lors de quelques doubles pages sublimes, qui impose le minimum de contemplation dont le récit à besoin. De grande pages aux couleurs sublimes, très vives, qui ponctue un récit assez blablateur les 3/4 du temps, heureusement, transcendé par des planches aux grandes cases ou aux cadrages très cinématographique. Un talent narratif et artistique des plus brillant.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9414" title="prideofbagdad2" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/prideofbagdad2-1024x827.jpg" alt="" width="550" height="443" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Les Seigneurs de Bagdad</strong></em> est une très jolie lecture, notamment grâce à une partie graphique des plus réussies et virtuoses, qui sublime un scénario avec de grandes qualités mais aussi des faiblesses dans ses thèmes et sa structure. Il n’en reste pas moins un excellent graphic-novel comme seul le label <em>Vertigo</em> sait nous en livrer.</p>
<p style="text-align: right;">Les Seigneurs de Bigor</p>
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		<title>Critique: The Raid</title>
		<link>http://absolute-zone.com/2012/05/08/critique-the-raid/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 09:15:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une !]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques temps, un film fait parler de lui. Un film qualifié de grosse claque, de grand film d’action et même de plus grand film d&#8217;action de la décennie. Tous ceux qui l’ont vu dans des festivals où il est diffusé sont unanime: The Raid est une tuerie. Un tel succès critique hallucinant a forcement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis quelques temps, un film fait parler de lui. Un film qualifié de grosse claque, de grand film d’action et même de plus grand film d&#8217;action de la décennie. Tous ceux qui l’ont vu dans des festivals où il est diffusé sont unanime: <em><strong>The Raid</strong></em> est une tuerie. Un tel succès critique hallucinant a forcement poussé une distribution en France, avec une première projection en avant-première début Avril à Paris, en présence du réalisateur <em>Gareth Evans</em>. Et autant dire que le film mérite amplement tous les louanges entendus.</p>
<p><img class="aligncenter  wp-image-9079" title="The Raid" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/04/The-Raid.jpg" alt="" width="400" height="532" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Réalisé par Gareth Evans. Avec Iko Uwais, Joe Taslim, Yayan Ruhian &amp; Ray Sahetapy. En salles le 20 juin 2012.</em><br />
<em>Au cœur des quartiers pauvres de Jakarta, se trouve une citadelle imprenable dans laquelle se cache le plus dangereux trafiquant du pays. Une équipe de policiers d’élite est envoyée donner l’assaut lors d’un raid secret mené aux premières lueurs du jour. Mais grâce à ses indics, le baron de la drogue est déjà au courant et a eu amplement le temps de se préparer. A l’instant où le groupe d’intervention pénètre dans l’immeuble, le piège se referme : les portes sont condamnées, l’électricité est coupée et une armée d’hommes surentraînés débarque. Piégés dans cet immeuble étouffant, les policiers vont devoir se battre étage après étage pour avoir une chance de survivre.</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://absolute-zone.com/2012/05/08/critique-the-raid/"><img src="http://img.youtube.com/vi/PTR_LLhGuSI/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant tout, il faut savoir que <em><strong>The Raid</strong></em> est un plan B. Le réalisateur gallois <strong>Gareth Evans</strong> avait en tête un autre film, plus ambitieux en terme d’espace et de budget, qui a été refusé, faute de financement. Le réalisateur a ainsi baissé ses exigences de production pour faire un film dans un lieu unique (un immeuble gangréné par la pègre), où il aurait toute la liberté qu’il souhaite. Et c’est l’une des forces du film, ce petit budget et cette simplicité imposée dans le lieu qui permet à Evans de se focaliser sur sa mise en scène et ses chorégraphie, d’une virtuosité et d’un génie que l’on ne pouvait soupçonner. En cela, la bande annonce qui vend un film généreux, ultra spectaculaire et violent ne ment pas sur la marchandise, car c’est exactement ce qu’est <em><strong>The Raid</strong></em>. Et bien plus encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario d’un film comme <em><strong>The Raid</strong></em> pourrait très vite être taxé de &laquo;&nbsp;prétexte&nbsp;&raquo;, et il l’est à certains moments. Pas mal de ficèles sont tirés pour arriver à des situations et des combats, d’autant que le concept est un énorme prétexte pour se faire affronter deux camps. Pourtant, dans son écriture, <em><strong>The Raid</strong></em> fait preuve d’une certaine intelligence dans son rythme et ses enjeux. Si l’on sort essoufflé du film, tant l’action y est frénétique, le film n’oublie jamais de nous faire respirer, via des scènes de pures tensions ou des moments calmes, parfois poétiques. Des passages nécessaires, entre des scènes d’actions jamais gratuites. Car ce qui aurait pu tuer le film est finalement une forme de désintérêt pour les personnages, ayant pour unique but de s’entre-tuer pour le <em>lol</em>. Mais <strong>Evans</strong> évite cette problématique, en développant au début son personnage principal, en le liant inexorablement au camp d’en face, et créant surtout un attachement pour ses personnages principaux, impliqués dans un conflit qui n’est le leur. Ainsi, les scènes d’action prennent une tout autre dimension, où l’on ne prend pas juste plaisir à voir des mecs se foutrent sur la gueule, mais où le spectateur est juste assez impliqué émotionnellement, dupliquant l’impact des scènes d’actions et des moments de bravoures.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9398" title="TheRaidImage2" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/TheRaidImage2-1024x680.jpg" alt="" width="550" height="364" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et Dieu sait qu’il y en a des scènes d’actions hallucinantes et des moments de bravoures de malade dans le film ! Car comme dit précédemment, <strong>Evans</strong> a pu se focaliser sur sa mise en scène pour le film et ainsi livrer les scènes d’actions les plus impressionnantes possible. Pour cela, le réalisateur a fait appel à des acteurs/cascadeurs de haut niveau pratiquant le<strong> Silat</strong>, un art martial indonésien qui utilise des armes à feu, des bâtons et également les mains nues. Un art exploité dans toute sa richesse, allant de tirs à bout portant (plein cadre) à des chorégraphies de dingues, avec une précision folle dans les mouvements et les coups. Un magnifique talent de chorégraphie et de combat sublimé par la mise en scène parfaite d’Evans. Utilisant de longs plans et des cadres dynamiques, le réalisateur livre des scènes d’actions d’une lisibilité folle. A l’inverse des récents films d’actions qui créés de l’impact via le montage épileptique et la shaky cam, Evans réapprend à tout le monde comment filmer une scène d’action avec une mise en scène des plus lisibles, où chaque mouvement est visible et ou chaque coup porté fait mal, autant au personnage qu’au spectateur. Un montage des plus dynamiques, sans tomber dans la hachure, énormément dépendant de la musique, imposant le rythme. En effet, la bande son, composée par <strong>Mike Shinoda</strong> (de Linkin Park) &amp; <strong>Joseph Trapanese</strong> est magnifique, en osmose avec l’image et le montage, extrêmement rythmé. On remarquera un morceau de dubtep très bien placé ainsi qu’un thème principal des plus marquant ainsi qu’un morceau que vous réécouterais en repensant à la scène qu’il sublime: <em>Drug Lab</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Projeté début Avril dans la salle du <em>Pathé Wepler</em>, le film a été extrêmement bien accueilli, par un public des plus réceptif, applaudissant à chaque moment de bravoures et criant la joie ou l’horreur lors de certaines scènes d’action, appuyant le fait que c’est un film a vivre au cinéma, en compagnie de spectateur au taquet. Un <em><strong>Garth Evans</strong></em>, étonnement à l’opposé de son film, à savoir sympathique et gentil, qui a annoncé que la suite était en préparation, et que ce sera le fameux plan A rejeté. Quant on voit la gueule de son plan B, on attends son plan A avec une grande impatience.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9400" title="TheRaidImage1" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/TheRaidImage1-1024x679.jpg" alt="" width="550" height="364" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>The Raid</strong></em> est une grosse claque à tous les niveaux, qui s’impose vraiment comme l’un des meilleurs films d’actions de ses dernières années. Généreux, bourrin, spectaculaire, magnifique&#8230; <em><strong>The Raid</strong></em> est un petit film qui a la stature d’un grand amené à devenir culte, réalisé par un <strong>Gareth Evans</strong> à surveiller, qui porte un réel amour du cinéma d’action. Immanquable.</p>
<p style="text-align: right;">The BigoRaid</p>
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		<title>Emilie Simon &#8211; Franky Night</title>
		<link>http://absolute-zone.com/2012/05/03/emilie-simon-franky-night/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 08:30:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[album]]></category>
		<category><![CDATA[Barclay]]></category>
		<category><![CDATA[Emilie Simon]]></category>
		<category><![CDATA[Franky Night]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 5ème album studio de la jeune chanteuse Emilie Simon est sorti en décembre dernier. Un album hommage dédié à François Chevallier, son producteur décédé en 2009. C&#8217;est également la Bande Originale du film La Délicatesse, qui développe le thème du deuil amoureux. Emilie Simon était connue pour ces morceaux assez joyeux, pleins de bonne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le 5ème album studio de la jeune chanteuse <em><strong>Emilie Simon</strong></em> est sorti en décembre dernier. Un album hommage dédié à François Chevallier, son producteur décédé en 2009. C&#8217;est également la Bande Originale du film La Délicatesse, qui développe le thème du deuil amoureux.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9340" title="EmilieSimon_FrankyKnight_HD-1024x921" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/05/EmilieSimon_FrankyKnight_HD-1024x921.jpg" alt="" width="550" height="494" /></p>
<p style="text-align: justify;">Emilie Simon était connue pour ces morceaux assez joyeux, pleins de bonne humeur et de couleurs. Cet album marque une nette rupture avec son style de musique. Plus langoureux, émouvant… On sent réellement qu&#8217;il a été écrit sous le coup de la peine. Dans des morceaux comme Mon Chevalier, I Call it Love ou Sous les étoiles, on retrouve une poésie douce empreinte de tristesse. Des ballades douces se mélangent à des morceaux plus rythmés, qui font penser aux années Jazz et aux années rock&#8217;n'roll.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je devais utiliser un mot pour décrire le travail d&#8217;Emilie Simon sur Franky Night, je dirais que c&#8217;est un doux mélange. L&#8217;auteur compositeur interprète mélange les genres avec brio, en équilibre sur la ligne de l&#8217;excès mais sans jamais la franchir. Un bel hommage à celui qu&#8217;elle appelait son &laquo;&nbsp;chevalier&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la mélancolie que l&#8217;on retrouve dans cet album reste cependant nuancée par l&#8217;espoir : le message d&#8217;<em><strong>Emilie Simon</strong></em> est claire : tu me manques, mais je continuerais ce que nous avons commencé.</p>
<p style="text-align: right;">Loun</p>
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		<title>Critique: Les Muppets, le retour</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 09:01:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bigorneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les Muppets.</strong> On a tous une histoire avec les Muppets, que ce soit dans leurs versions télés (du <em>Muppet Show</em> sur la 2 jusqu’à <em>Muppets TV</em> de <em>Cauet</em> récemment) ou via les nombreux films dont ils sont les héros. Tombés dans l’oubli, aussi bien chez nous qu’aux USA depuis quelques années, Kermit et toute sa bande fait son grand retour au cinéma avec <em><strong>The Muppets</strong></em> (<em><strong>Les Muppets, le retour</strong></em> en VF), qui a cartonné aux USA, et qui sort en France&#8230; en DVD et Bluray dans l&#8217;indifférence populaire la plus totale. Et c’est bien dommage pour l’un des meilleurs films de l’année.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9203" title="LesMuppetsAffiche" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/04/LesMuppetsAffiche.jpg" alt="" width="400" height="534" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Réalisé par James Bobin. Avec Jason Segel, Amy Adams, Rashida Jones, Kermit La Grenouille et Peggy La Cochonne. En DVD/BluRay le 2 Mai.</em><br />
<em> En vacances à Los Angeles, Walter, le plus grand fan des Muppets du monde, son frère Gary (Jason Segel) et la petite amie de celui-ci, Mary (Amy Adams), découvrent les sinistres plans du roi du pétrole Tex Richman (Chris Cooper), qui projette de raser le théâtre des Muppets afin d’exploiter le pétrole qui vient d’être découvert en sous-sol. Pour sauver cet endroit mythique où les Muppets ont autrefois coulé des jours heureux, Walter, Mary et Gary veulent organiser un show historique afin de récolter les 10 millions de dollars nécessaires. Avec Kermit, ils doivent d’abord réunir les Muppets, qui ont suivi des chemins différents. Fozzie se produit maintenant dans un casino de Reno avec un autre groupe, les Moopets ; Miss Piggy est devenue une rédactrice de mode influente chez Vogue Paris, Animal séjourne dans une clinique de Santa Barbara où il tente d’apprendre à canaliser sa rage, et Gonzo est devenu un magnat de la plomberie&#8230;</em><br />
<em> C’est à une aventure tout en humour, en amitié et en musique que nous invitent Kermit et tous ses amis !</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://absolute-zone.com/2012/05/01/critique-les-muppets-le-retour/"><img src="http://img.youtube.com/vi/xoZa6V_7H2I/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les Muppets, c’est avant tout un programme TV et des personnages qui ont fait rêver un homme, à l’origine de ce projet, animé par la volonté de faire revenir cet univers et ses marionnettes si particuliers sur le devant de la scène. Cet homme, c’est <strong>Jason Segel</strong> (<em>How I Met Your Mother</em>). Cette volonté se trouve déjà dans le film <strong>Sans sarah rien ne va </strong>(<strong>Forgetting Sarah Marshall</strong>), que l’acteur a écrit en s’inspirant de son histoire et sa rupture avec l’actrice <em>Linda Cardellini</em>, qu’il a rencontré sur la série <em>Freaks &amp; Geeks</em>. En effet, pour l’une des scènes du film, il avait fait appelle à la <strong>Jim Henson Company</strong>, créateurs des Muppets, pour réaliser un numéro musicale avec des marionnettes, le personnage principal joué par Segel ayant cette envie qui l’anime durant tout le film. Cet hommage aux Muppets n’était qu’une première étape jusqu’au film que réalise<strong> James Bobin</strong>, et dont Segel joue le rôle principal. Cet amour du show et de ses marionnettes se récent durant tout le film, à la fois hommage à ce show culte et nouveau départ.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9199" title="LesMuppetsImage1" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/04/LesMuppetsImage1.jpg" alt="" width="550" height="366" /></p>
<p style="text-align: justify;">La meilleure idée du métrage est de construire son intrigue autours de <strong>Walter</strong>, une jeune marionnette qui est fan du show depuis sa plus tendre enfance, qui va visiter les studios des Muppets, se rendre compte de la désuétude des marionnettes et tout faire pour les faire renaitre. Ainsi, toute la construction et le déroulement du film va se révéler n’être qu’une métaphore de la production du film en lui même, avec <em>Jason Segel</em> (comparable à Walter en tout points) qui a tout fait pour faire revivre les Muppets. Sorte de meta-film, <em><strong>Les Muppets, le retour</strong></em> casse sans cesse le 4ème mur, que ce soit pour se renvoyer soit même à sa condition de film, jouant avec des codes de mise en scènes au sein même de l’intrigue et s’amusant de ses propres codes et sa propre construction. Un film qui se mort la queue, d’une intelligence scénaristique surprenante dont la mise en scène épouse les nombreuses références, changeant de style tout du long pour mieux en rire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais avant tout cela, <strong>Les Muppets</strong> est un incroyable divertissement, d’une drôlerie incroyable. Oui ça fait deux fois incroyable mais croyez moi, ça les vaut. En mélangeant un humour à la fois absurde, caractéristique des Muppets, et un humour un plus contemporain, avec la présence des meilleurs acteurs de comédies US du moment en <em>guest</em> (<strong>Jack Black</strong>,<strong> Zach Galifianakis</strong>,<strong> Donald Glover</strong>,<strong> Neil Patrick Harris</strong>,<strong> Ken Jeong</strong>,<strong> Jim Parsons</strong>&#8230;), le film arrive à renouveler sa formule tout en montrant au monde à quel point le Muppet Show était d’une modernité, dans l’écriture et le comique.<br />
Mais le film n’est pas qu’une comédie, c’est aussi une comédie&#8230; musicale ! Le film est ainsi ponctué de numéros des plus impressionnants, avec de magnifiques chansons dans la plus pure tradition Disney. Un autre hommage est fait aux comédies musicales, genre qui tombe de plus en plus dans l’oubli, et que le réalisateur fait revivre avec une joie communicative. D’autant qu’ils ont interprétés avec brio par un excellent casting, avec à sa tête <strong>Jason Segel</strong> et <strong>Amy Adams</strong>, dont le couple marche du tonnerre à l’écran, et pléthore de comédiens qui viennent rendre hommage à ses marionnettes cultes. Des acteurs qui, par moment, sur-joue et en font trop pour les besoins du script, sans jamais tomber dans la pantalonnade. Et c’est là que réside tout le génie du film, c’est dans son dosage de 1er et 2nd degrés, afin de créer le rire ou l’émotion.</p>
<p style="text-align: justify;">Un petit mot sur la sortie française du film. Si on peut vraiment (mais alors vraiment) regretter une absence de sortie salle, on au moins le droit à un DVD des plus basiques, qui propose le film dans plusieurs versions (en VF pour le voir en famille, en VO pour vraiment capter toutes les subtilités de l’écriture du film) et un bêtisier. Ça devient une habitude mais il va falloir se tourner vers la version Bluray pour avoir un peu plus de bonus, comme des scènes coupés et un making of</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9200" title="THE MUPPETS" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/04/LesMuppetsImage2.jpg" alt="" width="550" height="364" /></p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, il ne vous reste qu’une seule chose à faire: courrez acheter <em><strong>Les Muppets, le retour</strong></em> en DVD et Bluray ! Déclaration d’amour aux Muppets, à tout un pan de la comédie US, mais aussi comédie hilarante au rythme d’enfer et surtout divertissement familiale de qualité, <em>Les Muppets, le retour</em> est un excellent film absolument immanquable.</p>
<p style="text-align: right;">Bigor The Periwinkle.</p>
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		<title>La Minute Rock #25: Bloc Party</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 08:19:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marvel Boy</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Minute Rock]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[a week-end in the city]]></category>
		<category><![CDATA[alternative rock]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour la 25ième Minute Rock, un groupe jeune, british à souhait, à la musique entraînante , fraîchement rock qui a déjà prouvé sa valeur qui, à coup sûr, nous réserve encore bien des surprises ! Nourri par de grandes influences de l&#8217;indie rock comme Sonic Youth, Radiohead, The Cure, The Smiths et Joy Division, Bloc Party est un groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour la 25ième Minute Rock, un groupe jeune, british à souhait, à la musique entraînante , fraîchement rock qui a déjà prouvé sa valeur qui, à coup sûr, nous réserve encore bien des surprises ! Nourri par de grandes influences de l&#8217;indie rock comme Sonic Youth, Radiohead, The Cure, The Smiths et Joy Division, Bloc Party est un groupe touche-à-tout qui explore plusieurs  genres comme l&#8217;alternative rock ou  le post-punk revival. En somme, un joli cocktail de mélodies tantôt nerveuses tantôt douces qui font de Bloc Party une perle rare dans la musique moderne !</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9157" title="BlocPartyEM300911" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/04/BlocPartyEM300911.jpg" alt="" width="550" height="337" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;aventure Bloc Party débute <del>comme toute bonne histoire du rock </del> en Angleterre, à Essex précisément où se rencontrent Russell Lissack et Kele Oreke qui décident de former un groupe après s&#8217;être rendu au Reading Festival en 1999. Très vite, ils trouvent un bassiste et un batteur après quelques auditions. Dès lors, en 2003, ils enregistrent leur premier morceaux, The Marshals are dead, et leur premier single officiel She&#8217;s Hearing Voices qu&#8217;ils font parvenir au groupe Franz Ferdinand lors un de leurs concerts. Impressionnés après leur écoute du titre, ceux-ci font la promo de Bloc Party à la radio qui qualifia très rapidement la chanson de géniale. Aidé par plusieurs distributeurs indépendants, le buzz autour de Bloc Party prend très vite, surtout avec la mise sur les ondes du single Banquet, premier grand succès du groupe. Bien évidemment, s&#8217;ensuit un premier album, Silent Alarm, en 2005, qui vit apparaitre un succès commercial et critique, remportant de nombreuses récompenses dans le monde de la musique. L&#8217;influence de Bloc Party se fait alors sentir jusqu&#8217;aux Etats-Unis et quelques partenariats sont alors signés, notamment avec les célèbres Chemical Brothers pour une chanson sur leur album Push the Button.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9158" title="covers_001348" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/04/covers_001348.jpg" alt="" width="500" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième album de Bloc Party, A Weekend In The City, sorti en 2007, remporte lui aussi un succès flamboyant, notamment avec des single comme The Prayer, qui fit le tour du monde des radios ou encore I Still Remember qui reste à ce jour leur plus grand succès aux Etats-Unis. S&#8217;ensuit alors une célébrité sans précédent pour le groupe qui se voit invité dans plusieurs grands festivals  et aussi pour un live inédit à la BBC. La consécration est alors arrivée. Surfant sur ce nouvel engouement, le groupe enregistre très vite un nouvel album, Intimacy, qui accompagne le single Mercury, sorti en 2008. Malheureusement, la hâte en musique a aussi ses défauts et à force d&#8217;être poussés en avant par les producteurs, le groupe fait un hiatus de quelques mois. Avance rapide jusqu&#8217;en 2012, où le groupe se décide à revenir en musique avec nouvel album studio tout en refusant pour l&#8217;instant de se produire en live. Espérons que les actes suivent les bonnes intentions, surtout que le groupe promet de revenir aux fondamentaux de leur musique qui a fait détours depuis lors par la musique électro, une inspiration qui est venue mettre à mal l&#8217;essence première du style du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter  wp-image-9159" title="bloc-party" src="http://absolute-zone.com/azuploads/2012/04/bloc-party.jpg" alt="" width="550" height="366" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ma chanson préférée de Bloc Party est The Prayer car c&#8217;est la première du groupe que j&#8217;ai écouté, et parce que c&#8217;est un merveilleux exemple de ce que l&#8217;indie rock peut donner de meilleur car les mélodies pop sont elles aussi en grand manque d&#8217;inspiration en ce moment, nous laissant patauger dans un marasme musical qui nous vend des basses à foison et des voix toujours plus trafiquées alors qu&#8217;ici, la voix de Kele n&#8217;est pas laissé au hasard entre deux accords mais est bel et bien au centre du morceaux, la musique accompagnant le flot d&#8217;énergie émis par le chanteur.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://absolute-zone.com/2012/04/29/la-minute-rock-25-bloc-party/"><img src="http://img.youtube.com/vi/T8oRFcA0mFM/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align: right;">Marvel Bloc Party.</p>
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