Critique: Rebelle

20 juillet 2012 at 08:06

absoluteloun

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Dernière création des Studios Pixar, Brave – ou Rebelle en VF – Est un conte de fée d’un nouveau genre. Une princesse alternative qui refuse sa réalité et souhaite s’émanciper. Un personnage qui pourrait faire office de représentation de notre société féministe, mais qui ne s’encre pas sur de bonnes bases et tourne rapidement court.

Réalisé par Mark Andrews & Brenda Chapman. Avec Kelly MacDonald, Billy Connolly, Emma Thompson (VO) & Bérénice Bejo (VF). En salles le 1er Août 2012.
Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Écosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème…Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.

Commençons par parler des aspects positifs de Brave. A commencer par la beauté des images. Le décors, inspiré par les forêts d’Ecosse, sans compte le talent de Pixar pour réaliser des images à couper le souffle. Avec en gros bonus dans la VO le plaisir d’entendre l’accent à couper au couteau des Ecossais : un délice pour les oreilles.

Pour ce qui est de l’histoire, je dois avouer que, pour une fois, avoir une princesse rebelle qui ne se soucie pas de ses cheveux parfaitement lissés et de sa belle robe rose est plutôt agréable. Merida représente, comme le dit lui même le réalisateur Mark Andrews, l’anti-princesse. Une jeune fille qui ne veut pas se marier (tout de suite), choisir son avenir, pratiquer des activités considérées comme « masculines ». Bref un thème qui change agréablement  des princesses plus ou moins en détresse des autres créations Disney ou Pixar. Et pourtant (car oui, il faut bien qu’il y ai un mais), si l’inspiration était de qualité et aurait pu donner un résultat particulièrement qualitatif, l’histoire passe totalement à côté. Car si le caractère de Merida s’inspire des pensées féministes, le personnage tombe dans tous les « travers de l’adolescence » avec lesquelles les reportages bien pensant et les magazines psychologiques nous rabâchent les oreilles : rejet de la figure maternelle, rejet des hommes – Tous des connards sauf Papa -…

Au final, j’ai du mal à situer ce film. Il est trop enfantin pour être adressé à des adultes, mais trop adulte pour être adressé à de jeunes enfants. La tranche d’âge des 8 – 14 ans chez ces demoiselles pourrait être séduite, mais on est tellement loin de la qualité des films Pixar qui séduisent petits et grands (Toy Story bien sûr, mais Shreck également)…

Malgré les bonnes idées, les images à couper le souffle, la BO qui est plus que correcte, Rebelle reste de mon côté une grosse déception, pour un film que j’avais vraiment attendu.

Rebeloun

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