Au pays de la dystopie #9: Reste avec moi

13 mai 2012 at 13:52

absoluteloun

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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman qui n’est pas à proprement parlé une dystopie, mais qui s’en approche beaucoup, et pour lequel j’ai eu un joli coup de cœur. L’histoire d’Elizabeth, une jeune fille qui va devoir, depuis l’au-delà, élucider son propre meurtre. Reste avec moi, de Jessica Warman.

Elizabeth avait tout pour être heureuse : elle est belle, riche, a beaucoup d’amis et un petit copain beau et intelligent. Le matin de ses 18 ans, elle se réveille sur le bateau où elle a fait la fête avec ses amis. Et elle voit avec horreur un corps flotter à la surface de l’eau : le sien… Pourquoi est-elle encore là, spectatrice de sa propre mort ? Et pourquoi Alex, un garçon de son lycée mort un an plus tôt, est-il avec elle ? Elizabeth et Alex vont mener l’enquête, observer les vivants et retourner dans leurs souvenirs afin de lever le voile sur de lourds et sordides secrets.

Si la mort n’est pas franchement ce que l’on peut appeler une idée réjouissante, on a tendance à penser qu’une fois « de l’autre côté », au moins, on serait tranquille. Mais ce n’est pas le cas d’Elizabeth. Le lendemain de son anniversaire, elle se retrouve spectatrice de l’enquête sur sa mort, un accident en apparence. Et devient le témoin involontaire de l’attitude de ses proches suite à son décès. Une situation difficile pour la jeune fille qui découvre qu’elle n’était pas aussi populaire qu’elle le croyait. Sans compter les nombreux flashbacks, qui l’envoient dans des souvenirs des plus noirs moments de sa vie, qu’elle avait oublié.

De prime abord, en ouvrant se roman, je m’attendais plus ou moins à un policier pour adolescents, teinté d’une histoire d’amour à l’eau de rose. Comme quoi, il ne faut jamais se fier à la couverture d’un livre ! L’histoire est en réalité beaucoup plus sombre que je ne m’y attendais. Même si l’histoire retrace le parcours d’adolescents, on les retrouve confrontés à des problèmes que même des adultes auraient du mal à gérer. Meurtres, chantages, problèmes économiques… Le tout traité sur une toile de fond sombre, mais par moment suffisamment légère pour ne pas rendre le libre oppressant pour autant. Si je reproche tout de même à l’auteur certains rebondissements trop attendus, le suspens et le fil de l’histoire restent suffisamment prenant pour donner envie au lecteur de tourner inlassablement les pages jusqu’à la résolution.

Reste avec moi n’est pas une dystopie à proprement parler, donc, mais entraîne toute fois les protagonistes (et les lecteurs !) à se demander si toutes ses histoires de repos éternel n’est pas une vaste blague au final. Après tout, qui peut nous assurer qu’une fois mort, on ne se retrouve pas spectateur de la vie – sans nous – de nos proches ?

Bref, je recommande ce roman en particulier aux demoiselles / dames, car je pense que l’intrigue ne plaira pas forcément à ces messieurs. Mais pour faire plaisir à tout le monde, la prochaine fois on parlera cinéma avec le film Orange Mécanique !

Reste avec Loun

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